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L'église Saint Martin

 

L'église St Martin de Courdimanche 

Classé monument historique en 1987, c'est une propriété de la commune de Courdimanche. C'est aussi un monument important pour ceux qui ont des racines (des ancêtres qui ont contribué à l'entretien et à l'amélioration de cet édifice au cours des âges) dans ce village comme l'indique la citation ci-dessus.

En 1363, l'humaniste Raoul de Presles (1316-1382), juriste à la cour de Charles V (1338-1380), reliait les collines de « Court-Demanche », « Mons Jovis » - Montjavoult (Oise) et « Mons Mercurii » - Montmartre à Paris. Selon lui, un temple voué à Apollon occupait la première, Jupiter était honoré sur la deuxième, la troisième était dédiée à Mercure, et « le feu des sacrifices était visible d'un sanctuaire à l'autre ». Cette idée lui était sans doute venue quand le roi installa un système de défense avec des réseaux de signaux sur la frontière du Vexin français. Ce paragraphe cité dans plusieurs écrits sur Courdimanche n'a aucune vérité historique avérée. Nous nous devons quand même de citer cette légende.

La première chapelle fut bâtie par des moines venus de Pontoise pour évangéliser les colons romains (suivant la voie qu'avait tracée St Martin, voir sa vie plus bas.) qui édifièrent une chapelle puis une église placée sous le vocable de Saint Martin (nom de l'abbaye St Martin de Pontoise) qui devint patron de Courdimanche. Il est fait mention en 1141, que Hugues d'Amiens, Archevêque de Rouen confirme à l'abbaye du Bec en Normandie, la possession de l'église de Courdimanche. L'église de Courdimanche dépendait donc des deux abbayes et des intervenants du systême féodal.

L'église actuelle daterait des 12ème et 13ème siècles ; pourtant M.Parrain, parle de l'érection d'une église à clocher carré pendant les guerres de la féodalité, après 1350. S'agit-il de sa reconstruction dans son état actuel ? Pendant la guerre de cent ans, le village et l'église furent brûlés par les Anglais (15ème siècle).L'église a-t-elle été entièrement détruite, comme celles de Vauréal (Lieux) et de Puiseux, puis reconstruite ? (A. Parrain) Certains nient la reconstruction en parlant de "rapiéçage au cours des siècles" Nous ne commenterons pas la terminologie, ni ses propos. Pour ce qui est du transept, il semble que l'ouverture plein ceintre (romane), nous indique une date antérieure à la guerre de cent ans (sauf reconstruction à l'identique).

Elle est construite sur le point le plus haut de la butte. Comme les maisons du village, la construction est faite en meulières, assemblées par de la terre et le revêtement est en plâtre. Les encadrements sont en pierres de taille. Les carrières du plateau de l'Hautil fournissaient des meulières aux villages avoisinants. M.Parrain parle de la nef uniquement car le reste est en pierres dures maçonnées. Des ravalements ont été effectués sur la nef rendant les meulières invisibles actuellement.

L'église se compose : En partant de l'ouest, de l'entrée pricipale protégée par un porche couvert avec deux banquettes en pierre. L'entrée donne sur la nef. Au nord de la nef, un bas côté, (ou nef collatérale). Après la nef, la croisée du transept. A droite le bras méridionnal du transept, étroit, donne sur l'escalier montant au clocher.Le bras nord du transept est carré. Dans le prolongement de la croisée du transept, le choeur, on remarquera qu'il n'y a pas d'abside, le fond oriental du choeur est droit, compte tenu de l'exiguïté du terrain. Au nord du choeur, une chapelle

Histoires de clocher.

Depuis le 15ème siècle (guerre de cent ans), il semblerait que le clocher n'ai plus subit de dommages jusqu'à la guerre de 14-18. C'est donc en1915 que le clocher fut démonté par le génie militaire afin de servir d'observatoire car c'est le point le plus haut de la région (voir l'histoire de Courdimanche). A l'époque, il se disait que le clocher pouvait être facilement repérable par l'armée allemande. Après la guerre, les subventions allouées à sa reconstruction étaient trop faibles pour entreprendre les travaux. L'église resta donc sans clocher jusque vers 1925. L'église subissait les intempéries et un accord eut lieu afin que le dit clocher soit reconstruit à l'identique. Malheureusement les travaux ont été plus lourds que prévu et les entreprises ont dû facturer des suppléments. Le conseil Municipal de l'époque décida d'emprunter.  La loi de séparation de l'Eglise et de l'Etat datant de 1905 stipule que l'église est un édifice appartenant à la commune (tout édifice construit avant 1905). C'est donc la commune  qui assura sa conservation, suite à la défaillance financière de l'Etat sur des dommage de guerre qui lui incombaient, ceci concernant les suppléments de travaux. Le maigre budget municipal de l'époque fut entamé par le remboursement. Toutes ces péripéties seront expliquées plus en détail dans une publication future.

Nous arrivons en 2002 où Entraideweb commence son projet sur l'histoire locale. C'est par l'église, point central du patrimoine Courdimanchois, que nous devions débuter. Nous devions faire diverses photos de l'intérieur et de l'extérieur de l'église, malheureusement ces photos ont été reportées. De gros travaux de consolidation étaient en cours pour sauver l'édifice. Des mouvements de terrain pouvaient détruire la construction. Les travaux ont été commencés dans l'urgence. La butte sur laquelle est bâti le village est constituée par une calotte de sable de Fontainebleau, reposant sur une couche de glaise verte. Photos éditées dans les pages régionales du "PARISIEN"

Depuis, l'entreprise qui contruisit la mairie, responsable des malfaçons qui ont amené ces problèmes, a été rachetée par Bouygues. Son service juridique tout puissant (...) a réussi à faire dire par les Tribunaux que les travaux qui restaient au-dessus du sol n'étaient pas à sa charge.

Le clocher menaçant de s'écrouler, des travaux d'étayage de l'intérieur de l'église ont été exécutés. Les travaux de remise en état coûtent cher. Afin de préserver l'édifice et que celui-ci retrouve sa fonction initiale, il est fait appel aux dons, pour que la Fondation du Patrimoine et ensuite la Mairie puisse agir envers les organismes concernant des subventions.

Pour tous dons concernant les travaux, veuillez contacter la Fondation du Patrimoine qui s'occupe des dons destinés à participer au financement des travaux. Un bulletin d'adhésion est disponible sur le site de la mairie. VOIR ET IMPRIMER LE .pdf

 

 

                                           

Dans le choeur, l'autel du fond est inaccessible. Celui de gauche, également invisible, possède des boiseries,  presque invisibles. L'autel destiné au culte a été protégé par un filet.

La cloche du 16ème siècle.

Nous parlons de la cloche nommée Marie. Les deux autres ont été enlevées à la Révolution pour récupérer le bronze. Nous parlerons de leur remplacement plus loin.

Une inscription a été notée par André Parrain : l'an 1554, je fus nommée Marie par Barthélémy De l'Isle et Anne du Boys, écuyer et seigneur de Courdimanche et Demoiselle Louise Carmitésan, épouse dudit De L'isle.

Cette inscription présente quelques interrogations,toujours est-il que certains ont repris l'écriture (les AD, le Ministère de la culture, entre autres) Nous vous en dirons plus dans une parution ultérieure avec les sources dont nous disposons.Anne Du Boys serait co-seigneur de Courdimanche.

Deux des trois écus de la cloche sont reproduits sur la statue de Ste Barbe (sur la tour) située dans l'église. Le premier est celui de Barthélémy De L' Isle, le second celui de Anne du Boys, le troisième écu est en forme de croix pommelée  appartiendrait à l'épouse. La statue de Ste Barbe a donc été faite à la demande  des seigneurs qui ont financé la cloche.

h : 104 cm  d : 105 cm.  Classée aux Monuments Historique en 1954.

Statue de Sainte Barbe    

Ste Barbe est la Patronne des carriers, celle des pompiers, des mineurs etc. Lorsque la statue a été façonnée sous les ordres de Barthélémy De L'Isle et Anne Du Boys, c'était pour les   carriers qui devaient être nombreux au 16ème à Courdimanche, voire dans les siècles précédents. L'histoire de Ste barbe est une légende, ce qui amena l'Eglise à supprimer son prénom du calendrier en 1969 au profit de Ste Barbara. Sur la photo de la tour, on distingue les deux écussons noirs qui sont identiques à ceux de la cloche.

Commentaires succincts sur la vie de Ste Barbe qui est légendaire : elle naquit à Izmir en Turquie dans les années 230. Son père nommé Dioscore est païen. Afin qu'elle échappe aux convoitises ou mauvaises intentions, son père l'enferma  dans une tour du palais. En l'absence de son père, elle fit percer une troisième fenêtre afin de symboliser la Sainte Trinité (voir la position des fenêtres sur la tour de la statue), et d'autres inscriptions rappelant sa foi. Elle s'échappa. Elle fut rattrapée et jugée pour être Chrétienne. Elle fut torturée afin qu'elle abjure. Refusant d'abjurer, elle mourut dans d'atroces souffrances. Ses reliques furent transportées dans différents pays.

Sa statue se situe sur un autel, à droite du transept (face à la porte menant au clocher). Au début du siècle, elle se situait devant l'un des piliers soutenant le clocher, à gauche (dans la nef). A sa place actuelle, se trouvait la statue de St Martin à cheval. Au-dessus de l'autel, il semblerait que le tableau de St Martin soit accroché (La photo de référence n'est pas assez nette à cet endroit). Cette photo nous renvoie un certain luxe et l'on distingue la chaire avec son toit. VOIR LES PHOTOS puis, cliquer sur l'imagette mais ne pas copier : copyright © Monuments historiques, 1992. Les chaises portaient une plaque au nom du fidèle qui avait voulu faire une offrande afin d'en avoir la priorité.

La statue de Saint Martin à cheval.

 

 Saint Martin est né en Hongrie en 316. Son père est païen et commande une légion romaine. A 15 ans, il devient cavalier dans une garnison d’Amiens. C’est au cours d’un hiver très rigoureux qu’il effectue ce que nous raconte la statue. Selon son entourage, Martin rencontre un pauvre transis de froid. Avec son épée, il découpe la moitié de son manteau et la lui donne. La nuit suivante, Dieu lui apparaît avec le manteau donné au pauvre. Martin reçoit le baptême à 22 ans, puis quitte l’armée deux ans plus tard. Saint-Hilaire, évêque de Poitiers, va le former à la vie religieuse. Il devient ermite puis moine à Liguré près de Poitiers, ce sera le premier monastère de Gaule. Martin accepte ensuite de devenir évêque de Tours en 371. Ensuite, il évangélise les campagnes. C’est le fondateur des paroisses rurales. Il meurt en 397, il a 82 ans, son corps est ramené à Tours et la basilique Saint Martin où il repose est le but de nombreux pèlerinages. Il est reconnu par l’ensemble des chrétien.

 

 

 

Même thème que la statue précédente. Ce tableau se trouve à droite de la petite entrée. Sa dimention est conséquente et il se trouvait au dessus du Maitre-Autel vers 1900. L'auteur est inconnu, mais il peignait sous l'influence de l'école de Lebrun. Charles Lebrun (1619-1648) décora le chateau de Nicolas Fouquet à Vaux-le- Vicomte, puis fut le peintre officiel de LouisXIV. Il décore Versailles.En 1648, il fonde une accadémie de peinture et de sculpture.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

      Vierge à l'enfant.

Cette statue se distingue des autres Vierge à l'enfant par son support surmonté d'une couronne. Vu le décor du support, on pourrait estimer qu'il date du 17ème voir 18ème siècle. La statue par elle même peut être plus ancienne. Vu la fragilité de l'ensemble, nous n'avons pas pu l'examiner. Sa protection est assurée.                                                                                                                                                                  

 

L'église vers 1900.

La disposition des objets ornementaux étaient disposées autrement. VOIR.  Cliquez sur l'image 1 (en haut) et l'image 4

                                                                                     

       

 

 

 

La statue de Sainte Barbe se trouvait dans la nef avant le transept. (voir l'image 4) le tableau de St Martin vu ci-dessus se situait au fond du choeur, au dessus de l'autel ayant un gisant.(Sa tête se trouve au niveau de la pointe du lustre.)

 

 

 

 

 

                                                     

 

 

 

 

 

La statue de St Martin à cheval se trouvait devant l'escalier menant au clocher, à la place actuelle de Ste Barbe.

La statue de St Martin se trouve actuellement au fond du choeur.

 

 

 

                        A bientôt pour la suite

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