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Histoire, résumé du livre de M. Parrain

 

Le texte ci-dessous se trouve déjà dans le site <Entraideweb> C'est un résumé de la monographie de M. Parrain, instituteur du village, elle date de 1946. Nous nous en tiendrons là pour l'instant. Des compléments seront édités par la suite, et nous aborderons des passages qui nous interpellent, comme l'inscription située sur la cloche. Nous saluons cet immense travail effectué par André Parrain.

Histoire de Courdimanche

Les origines

La présence humaine à Courdimanche est attestée depuis la période néolithique par des outils que l'on y a retrouvés. Le site domine la vallée et le plateau et constitue par son altitude (154 m) un moyen de défense naturel. Aussi est-il normal que les hommes l'aient occupé depuis les temps les plus reculés.

Un oppidum a dû couronner le sommet et à l'époque gauloise, la colline était un lieu de rassemblement des populations Vellovaques ou Veliocasses qui occupaient le Vexin. Le discours de l'Oriflamme de Raoul de Presles, officier de la maison du Roi Charles V, fait de Courdimanche un lieu de culte gallo-romain.

Il est possible d'affirmer que l'origine du nom du village est romaine. Plusieurs interprétations sont toutefois possibles : Curia Dominici (ferme de Dominique) ; Curia Dymanche (ferme de Dymanche, le nom du propriétaire) ou encore Curtis Dominaca (ferme fortifiée du seigneur avec une connotation religieuse). Quelle que soit la signification, le nom dérive de curia ou curtis et marque incontestablement l'implantation d'une villa.

Des monnaies romaines ont d'ailleurs été retrouvées sur le site (visibles au musée de Pontoise). En outre, une voie romaine passait à flanc de coteaux. Par analogie avec d'autres sites connus et étudiés, il faut imaginer une communauté de plusieurs familles coexistant sur le domaine autour de la villa et exploitant les terres dont la majeure partie est la propriété du maître.

Des moines de Pontoise vont par la suite évangéliser les peuples, créer une chapelle puis construire une église placée sous le patronage de Saint Martin.

Le Moyen Age

Au XIème siècle, Courdimanche est en grande partie sous la suzeraineté des Comtes de Meulan mais la terre appartient également aux religieux. Les seigneurs disposaient librement de leurs terres et donnaient en "aumône" les établissements religieux dont ils étaient les bienfaiteurs.

C'est ainsi que les Comtes de Meulan donnèrent à l'Abbaye du Bec, terres et redevances sur Courdimanche qui était rattaché religieusement au diocèse de Rouen.

En 1141, la possession de l'Eglise est confirmée par l'archevêque de Rouen, Hugues d'Amiens.

En 1160, les Mauvoisin, barons de Rosny, sont les principaux seigneurs du village. A la suite du mariage de Raoul IV Mauvoisin et Agnès d'Aulnay, veuve de Guillaume III de Garlande, Courdimanche relève de la baronnerie et du marquisat de Rosny.

Au XIIIème siècle, l'Eglise Saint Martin de Courdimanche vaut 20 livres parisis et compte 62 feux, soit environ 240 à 250 personnes.

La seigneurie appartient ensuite à Guy III Mauvoisin en 1217 puis en 1248 à Guy IV, son fils.

Une querelle dont on peut suivre les différents rebondissements ainsi que la procédure éclate en 1255 entre Hamaury, curé de Courdimanche et son évêque, Eudes Rigaud (Cf. Pouillé de l'Archevêque de Rouen, Eudes Rigaud).

C'est toujours au cours du XIIIème siècle qu'une maladrerie est installée au Hazay par les religieux de Saint Martin près du lieu-dit "la friche aux malades" (cadastre section C). Il est possible de supposer que l'origine onomastique de cette parcelle est due à l'implantation de ladite léproserie.

La branche des Mauvoisin s'éteint vers 1360.

Un château campagnard bâti sur le versant nord de la colline est appelé "grande louveterie" car il abrite alors équipages, chevaux et meutes pour la chasse. Il prendra ensuite le nom de "grande maison". Dans la muraille étaient sculptées les armes du premier seigneur du lieu, Philippe de Courdimanche (d'un chevron accompagné d'une fleur de lys en chef et d'une montagne qui est en pointe).

En 1344, un Philippe de Courdimanche, boursier de Saint Martin va étudier la théologie à l'Université de Paris.

Les fortifications de Courdimanche (chemin de ronde) sont renforcées par la construction d'une église à clocher carré sur la terrasse du sommet, ce qui permet d'observer le pays à plusieurs lieues à la ronde.

En 1390, le père d'Agnès Du Bois (mariée à Jean Dampont d'Us) était seigneur de Courdimanche.

Pendant la guerre de cent ans, le village résiste à l'assaut des Anglais mais il est tout de même conquis en 1429 et en 1432 - 33 les "Godons" qui sont maîtres du Vexin incendient le village ainsi que Puiseux et Vauréal (qui se nomme Lieux).

L'Epoque Moderne

En 1486, un descendant des Du Bois rend hommage au seigneur de Rosny (cf. inventaire des titres du Chartier de Rosny).

Au début du XVIème siècle, outre la famille Du Bois, deux familles se partagent les terres de Courdimanche :

· Les Rouvroy de Simon que l'on retrouve à partir de 1520

· La famille de l'Isle que l'on retrouve à partir de 1482

En 1731, une importante épidémie fait rage. On dénombre 28 décès enregistrés en moins d'un an et le curé Duval décède en prodiguant des soins aux malades de sa paroisse.

Guillaume de Blair devient seigneur de Courdimanche en 1737. Les terres de la seigneurie étaient estimées à 2000 livres de revenu (cf. archives du château de Rosny). A sa mort en 1785, les héritiers de Guillaume de Blair vendent Boisemont et Courdimanche à Jean Baptiste Claude Dufour de Villeneuve pour 372 000 livres.

Au XVIIIème siècle Courdimanche représentait environ 62 feux. On note une stabilité de la démographie puisqu'elle représentait 62 feux au XIIIème siècle.

La Révolution et l'Empire

A la Révolution, le village compte alors 66 feux. Les cahiers de doléances réclament la refonte générale des impôts, une meilleure répartition de ceux-ci et la réforme des capitaineries et de la chasse. On retrouve ici les revendications classiques de la majeure partie des cahiers de doléances.

En 1792, la première assemblée municipale républicaine est désignée.

Courdimanche traverse la Révolution comme la plupart des autres communes c'est-à-dire tant bien que mal au gré des réquisitions. Les premiers volontaires des armées entraînent une pénurie de main d'œuvre.

Le 15 mai 1815, le Maire et son adjoint (respectivement Nicolas Letulle et François Boucher) prêtent serment de fidélité à l'Empereur Napoléon Ier.

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